:p

Ciao les bouseux.
:)

# Posté le mardi 17 juin 2008 06:31

Je n'ai plus le goût de m'y attacher mais pas le coeur de m'en détacher non plus.

Je n'ai plus le goût de m'y attacher mais pas le coeur de m'en détacher non plus.
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Je n'ai pas envie de passer par la porte d'entrée, j'ouvre grand la fenêtre et sans aucun détour j'annonce publiquement; je vais mal. Je voudrais hurler que le temps n'attend pas, que c'est un assassin cruel et que je suis bien trop fragile pour continuer comme ça. Mais je ne sais pas hurler. Je me contente de tousser lorsque je sens lentement monter mon coeur à travers ma gorge. Quelque fois qu'il sortirait; on ne sait jamais. Parfois j'aimerais m'allonger dans l'herbe et sentir que la terre m'aspire, qu'elle me veut moi et pas une autre. Sentir que mes membres se détachent, un à un pour avoir l'envie de jouer au puzzle avec ma conscience. J'ai peur. Horriblement. Je me force à fermer les yeux. Je respire très fort. Je veux juste prévenir, moi, je ne fais que ça, de la "prévoyance"; que si je pleure devant vous, c'est évidemment parce que j'ai pomé ma fierté, sur un trottoir, dans un égout. J'espère juste qu'elle est bien tombée. Qu'on l'a ramassé et qu'on y prend soin. Je me fais du mal toute seule vous me direz, c'est moi qui me fous dans des situations pareilles, c'est moi qui suis trop émotive. Je vous en vomirais moi des émotions. Vous ne savez que parlez, parlez, parlez. A ce tarif, vous jactez comme des pigeons au dessus de ma tête. Vous n'êtes que des incapables. Oui, incapables d'affronter mon regard, le vrai celui qui fait mal. On m'a dit un jour que l'amour était plus fort que tout. Et qu'on avait qu'une seule vie sur terre. Et quitte à souffrir, ça en valait la peine. Que si il y a de la douleur, c'est qu'il y a de l'amour. Mon dieu, arrêtez de fermer les rideaux, les portes à double tour, quand je suis à genoux devant vous. Que je vous supplie, que je m'humilie. J'ai affreusement mal et ici il n'y a que des salops. Que faut-il que je fasse pour que vous voyez que mon coeur à moi il est usé, que mes doigts sentent le cramé, que mes lèvres sont abimées? J'ai tout essayé, vous ne savez que cracher. Et puis il existe des êtres, entièrement doués. Des êtres que jamais vous n'aurez entre vos bras. Vous pouvez toujours rêver. Ou du moins essayer. A mes côtés, pas très loin chaque jour; il y en a un. Il ignore à quel point il me fait rêver, il ignore à quel point j'ai mal de le voir ne pas me regarder. Oh, il rit oui, parce que j'ai un certain sens de l'humour. Il ignore comme je voudrais qu'il me sauve la vie. Mais je ne voudrais pas qu'il se brise les poignets, c'est ce que je préfère chez lui. Qu'il m'apprenne au moins à hurler, j'en ai besoin. Même si je termine les dents dans la terre, je ne serais plus seule.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 06:41

Modifié le vendredi 13 juin 2008 06:59

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# Posté le vendredi 13 juin 2008 06:24

Il ne m'a pas dit qu'il ne m'aimait plus; ni qu'il m'aimait encore.

Il ne m'a pas dit qu'il ne m'aimait plus; ni qu'il m'aimait encore.
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Je ne sais plus pourquoi je t'ai donné mon coeur. Je ne sais plus si c'était pour ton humour ou ta sensibilité, pour l'air grave que tu prends devant l'abandon ou pour ta douceur... Si c'était simplement pour tes mains ou ton sourire. C'était peut-être bien tes yeux, ton regard ou tes caresses, ta voix ou ton rire. Je ne sais plus si c'était ton intelligence ou la façon que tu avais de m'embrasser, si c'était tes lèvres ou juste ta peau... Ta fierté ou tes conneries ? Cette brûlante douceur avec laquelle tu me fais du mal ou le picotement d'une première fois ? Finalement, à la réflexion, c'était p't'être bien un mélange de tout ça, qui fait que t'as eu mon coeur ce jour-là & que je l'ai pas revu depuis... Depuis toujours je souffre de toi, de ton absence et des souffrances que tu m'infliges. Quitte à mourrir, j'aurai préféré que ce soit dans tes bras..

# Posté le mardi 10 juin 2008 05:10

Modifié le jeudi 12 juin 2008 03:26

Il arrive parfois qu'on aime sincérement quelqu'un et pourtant on le tue quand même.

Il arrive parfois qu'on aime sincérement quelqu'un et pourtant on le tue quand même.
Une nuit. Début Juin. Tu sais bien, une de ces nuits où il y a encore cette chaleur qui reste jusqu'à pas d'heures. On est assis sur un banc, près de cet arbre. Toute la ville est éclairée, ça fait vaguement féerique comme ça. Je veux comprendre le sens du mot comprendre. On se retrouve là, à traîner notre déchéance. Les autres sont soit devant la télé, rongés par la routine soit en train de mettre une capote pour baiser. Ca me regarde pas, mais l'idée est excitante. Une orgie, viens on s'invite chez quelqu'un - Non, pas Lui. D'façon, il s'en fout, on le sait tous. Allez, viens on refait le monde une dernière fois, on va refaire ce putin de monde à notre façon, un monde où l'on ne se trimballerait plus avec une corde dans le sac en permanence. Pourquoi c'est comme ça ? Pourquoi on comprend rien ? Sommes nous des êtres si pitoyables que ça pour ne pas comprendre le sens du monde ? Je veux devenir folle, qu'on m'interne, qu'on me diagnostique des troubles alors qu'au final je ne serais qu'une talentueuse actrice. On me relâcherait au bout d'un certain temps, je serais complètement assistée jusqu'à la fin de mes jours et j'en ferais exprès, je ferais la lâche, jusqu'à en crever.
Je comprends rien et j'ai plus envie de comprendre, de toute façon je ne sais même plus comment on fait pour comprendre. J'ai perdu la raison, je ne connais plus les mécanismes.

# Posté le lundi 09 juin 2008 10:17